Alain Bachelard – Photographe

Posté par pearoid le 29 septembre 2017

_DSC6788  _DSC6789  deux oeuvres signées Bachelard avec une indication au dos H2O2 Bachelard. Alain Bachelard, photographe a travaillé et exposé une série H2O2, je n’ai pas encore pu définir si c’était lui… Affaire à suivre.

J’ai pu avoir confirmation par Alain Bachelard, lui même, que ces deux tirages faisaient partie d’une série NetB intitulée « Traces Urbaines »; détails trouvés sur différents supports lors de ses déambulations notamment dans la ville de Lyon.

La première est de 2004, l’autre de 2007.

Il m’informe également que ce travail argentique NetB a été arrêté en 2007 au profit de la couleur et du numérique. Merci à lui pour l’ensemble de ces renseignements.

Vous pouvez également voir son travail sur son site Bachelard.pro. Je reprends ci-après sa profession de foi, si je puis dire:

Le photographe d’art Alain Bachelard

C’est en exerçant mon métier de programmeur en informatique à Lyon que j’ai rencontré mes premiers peintres et sculpteurs mais c’est par la lecture que j’ai découvert Turner, Monet, Cézanne, Bonnard, Zao Wou-Ki…etc…

En feuilletant un livre du photographe Lucien Clergue, j’ai compris que l’on pouvait voir le corps de la femme d’une façon totalement abstraite. Le Nu fut mon premier thème abordé en 1969 et poursuivi pendant plus de trente cinq ans.

En 1977, je découvre la pellicule Infra-Rouge Noir et Blanc qui répond à mes recherches de transpositions de la nature et commence un deuxième thème, les Arbres (voir « Au delà de Apparences »), durant près de trente ans.

Atteint d’une artérite fémorale qui me contraint à marcher tous les jours, je trouve un peu de poésie, dans mes déambulations en ville, en regardant taches, rayures, détails de tag…etc… sur divers supports, ce qui me donne l’idée de les fixer sur pellicules Noir et Blanc et créer ainsi mon troisième thème; les Traces Urbaines.

Enfin, las de passer des heures dans mon laboratoire (ma salle de bain) à faire des tirages photos pour envoyer des dossiers par La Poste, à 61 ans, je me lance dans l’aventure numérique ce qui me permettra enfin de travailler en couleurs sans me ruiner, en contrôlant toutes les étapes de la création de l’image et de créer des paysages improbables à partir (principalement) de rayures de carrosseries automobiles en stationnement, une suite logique et colorée des Traces Urbaines. (voir L’ Autre Rive).

Le trait d’union entre tous ces thèmes est le voyage utopique, compensation indispensable au manque de moyens financiers inhérent à ma vie d’artiste.

Pendant tout ce périple, je n’ai cessé de chercher les maillons manquants entre la photographie et la peinture, sœurs complémentaires de l’Art.

Quant à l’esthétisme voulu dans mon travail, il est le résultat du dépassement de la douleur, témoignage de modestie et instrument d’approche de la beauté universelle.

 

 

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